Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 23:02

 

 


Ce soir, je regarde le film sur Arte. Et en entendant la voix si caractéristique de l'acteur, Peter Lorre, l'évidence m'a sauté aux neurones. La voix, éfféminée, sirupeuse... (il faudrait que trouve l'épithète précis de cette sensation auditive).

Cette voix qui figure en off dans le morceau de Jon and Vangelis dans l'album "The friends of Mister Cairo", cette voix qui s'inscruste, en surimpression sur la mélodie. Et voilà !
Il m'aura fallu un quart de siècle (oups, le début de l'éternité) pour connecter. Faire le lien entre Le prototype du film noir, le Faucon Maltais, et ce morceau que j'écoutais en pleine nuit, un soir de septembre 1984 (clin d'oeil orwellien ?), sur une route du Morvan, pour rentrer sur Dijon. Avec la sensation inquiétante que le vaisseau allait prendre son envol. Billy roulait plein phares, la berline précisément centrée dans l'axe de la ligne jaune, comme au beau milieu d'une piste d'envol. C'était terriblement grisant, à cause de cet air étrange, les faisceaux des phares trouant l'obscurité, et les réminiscences alcooliques logées au fond du cerveau...

Dommage, le morceau a disparu depuis un an du serveur musical. Il faudra que je demande à Bibman s'il ne l'a pas conservé dans sa bibliothèque.
Par Fremen - Publié dans : Coeur de tonnerre
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