Lundi 4 janvier 2010
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Chipester : digestif
Pichtegorne : vin
Attiger : exagérer
Rataponner : réduire, écraser
Chemi (ou chemiceau) : petit débris poussiéreux
Je commence à consigner ici le lexique de vocabulaire étrange que m'apprend ma voisine du d'ssus, qui a déménagé, mais que je visite, au moins une fois par mois. Elle a enfin consenti a me révéler
la signiifcation de ces expressions dont elle parsème parfois nos conversations. Il faut que je lui trouve des ampoules incandescentes, à baïonette, de 60 à 100 W. Pas plus, mais pas moins
non plus.
Pour les petits financiers de Claire :
50 g de farine, autant de sucre et d'amandes (en poudre) que j'incorpore en prem's. En deuz', je monte les blancs en neige, (4), et que je te les mélanges dans le premier mélange, en incorporant
à la spatule de patissier (un truc plat et carré, sans manche, très classe). En treuz', j'ajoute 75 g de beurre fondu, puis un demi extrait de vanille et du sel.
Je coule tout ça dans de petits moules rectangulaires et je place au four, 200°C, pendant 15 à 20 minutes, en surveillant.
Voilà, ce blog devient un espèce de notebook invraisemblable. En attendant, j'ai passé commande au menuisier de mes meubles de cuisine, j'ai commencé une crêche proustienne, avec des santons
Escoffier, comme ceux de l'enfance. J'y reviendrai.
Par Fremen
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Publié dans : Coeur de tonnerre
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Mercredi 30 décembre 2009
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Ce matin, pris un bain et fait un gommage à la bergamotte, en lisant un article de Levi-Strauss, tiré du hors série du Nouvel Obs, chopé par hasard dans un Tabac Presse, avenue de La Libération.
Pas trouvé l'édition de la Pléïade de ses oeuvres, l'autre soir, chez Mollat, épuisé avant Noël, m'a confirmé la libraire du rayon...
Et puis, cet aprèm, en buvant un café, régardé un docu sur la 5, "Voyage aux confins de l'Univers", avec des images fabuleuses, de galaxies multicolores, de naines
blanches et autres trous noirs fascinants et terribles. J'ai coupé le son et la voix off pour poser dessus ce vieux morceau de JM Jarre que j'écoutais en boucle avant de découvrir les mélodies
élégiaques de Genesis...
Je ne sais pourquoi ce lien entre une vision de l'univers extérieur à notre perception directe, l'oeuvre du "penseur sauvage" et la création artistique à travers le peintre espagnol en exil à
Bordeaux, mais c'est peut être un paragraphe de Didier ERIBON dans un article du Nouvel Obs qui me donnera la clé...
"Tout Levi-Strauss est là, dans ces quelques lignes vibrantes, qui nous exhortent à considérer qu'aucune culture n'est supérieure aux autres, et que la richesse de l'humanité réside dans sa
diversité, et donc dans la capacité à toujours savoir reconnaître une place à l'Autre".
Par Fremen
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Publié dans : Au coeur du monde
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Vendredi 2 octobre 2009
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23:39
Mettre en cause l'innovation financière n'est pas une position aisée à tenir - "l'innovation" : mot sacré qui a partie liée avec le "progrès"... On peine pourtant à trouver des vertus génériques et
incontestables à l'innovation financière, tant elle s'est montrée toxique dans la crise présente. La complexité des produits perd jusqu'aux opérateurs eux-mêmes et brouille les évaluations du
risque. Il est temps de procéder à une désescalade en matière de complexification financière. Il faut ramener les banques à des choses rudimentaires - des produits d'épargne simples, sur livret par
exemple - et peu rémunératrices. L'attrait du glamour de la sophistication financière n'est pas pour rien dans la dérive qui a mené à la catastrophe. Le métier de la banque doit redevenir terne et
ennuyeux. C'est le seul moyen de le rendre à nouveau stable. Or cette stabilité est impérative car les banques sont dépositaires d'un bien public vital, à savoir la sureté des dépôts des
particuliers. C'est une responsabilité immense qui devrait justifier de sévères contreparties, et notamment celle de ne pas avoir la licence de faire n'importe quoi.
Frédéric LORDON - Entretien avec Olivier MILOT (extrait) - Télérama N° 3115 - 23 septembre 2009
Parfois, ça me fait tellement de bien de me poser un peu. De prendre le temps de réfléchir, de m'oxygéner les pensées, avec des idées bien aiguisées. En même temps, ça me donne faim. Alors, je
cuisine. Je fais des tartes. Par exemple, une tarte aux grosses prunes jaunes, z'appellent ça Golden au rayon fruits. Je maitrise de mieux en mieux la cuisson pour caraméliser légèrement le dessus,
en conservant le croustillant. C'est "mon produit d'épargne simple" à moi.
Et puis cette lecture là m'a réconcilié avec l'univers bancaire, je veux dire, avec le directeur de mon agence en Auvergne, que j'ai parfois au téléphone et qui gère seulement mon compte
courant et mon prêt pour l'appart. Pas vraiment un requin de "l'innovation financière", ouf !
Par Fremen
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Publié dans : Coeur de tonnerre
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Mercredi 26 août 2009
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Par Fremen
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Publié dans : Cuisine & casse-croûte
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Mardi 11 août 2009
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18:09
Quand ça ne va pas fort, je pense à Nietzsche et à ... Zarathoustra. Un bouquin que j'ai parcouru en été 84, je crois, dans le train qui mène d'Irun à Rabat.
"Et une fois je voulus danser comme jamais encore n'avais danser; au dessus et au delà de tous les cieux voulus danser. Lors vous
avez circonvenu le plus aimé de mes chanteurs.
Et désormais il entonna une sourde et lugubre mélodie; hélas ! comme une trompe funèbre elle sonnait à mes oreilles !
O meutrier chanteur, instrument de malice, ô toi le plus innoncent ! Déjà j'étais debout pour la meilleure danse : lors par tes sons tu fis mourir mon ravissement.
C'est dans la danse seulement que des plus hautes choses je sais dire l'image - et désormais non-dite est dans mes membres demeurée mon image la plus haute !"
Le Chant des tombes - Ainsi parlait Zarathoustra
Alors tout à l'heure, en passant la serpillière (oui, ça arrive aux meilleurs d'entre nous, hein ? ! ?), j'écoutais l'album Get ready de New Order, et je
me suis mis à sautiller, puis à virevolter, et enfin à sauter dans tous les sens, et c'était une vraie danse de shaman, au point où je ne savais pas bien où j'étais vraiment.
...
...
...
Aujourd'hui, c'est la fête des Claire. Bonne fête Maman, et Bonne fête, soeurette !
(Hier j'ai oublié Laurent... merdRe).
Par Fremen
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Publié dans : Coups de tonnerre
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