Mercredi 24 décembre 2008







Découvrez Alice Cooper!




Des couleurs chaudes et apaisantes, des regards émerveillés et captifs, des baisers sur le quai d'une gare, des embarquements de cargos vers des rivages lointains, de la lumière et un hymne surprenant d'un rocker décadent, inspiré, symphonique...

Quoi vous souhaiter de plus réjouissant, pour les jours, les semaines, les mois à venir ?

Par Fremen - Publié dans : Coeur de tonnerre
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Mardi 23 décembre 2008







Découvrez Claude Nougaro!



Ce soir, Arte passait "l'Ile au trésor", version 1972 avec Orson Welles. Une bande-son vraiment géniale, connaissais pas.

Alors me suis amusé à "sublimiser" avec un générateur de poster assez réussi à mon goût.


Par Fremen - Publié dans : Coups de tonnerre
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Vendredi 19 décembre 2008

Ce matin là, nous avions convenu, avec Ward, de nous retrouver vers 6 h 45 devant le refuge d'Ayous. Le temps de prendre un thé et quelques barres énergétiques. En face, le Pic du Midi d'Ossau a soupiré un moment, comme un randonneur endormi, expirant lentement un voile de condensation. Partis vers 07 h 15, on a suivi une variante du GR10, pour remonter vers le Lac Bersau, à 2103 m. Là, croisé une harde d'isards qui ont filé tranquillement. Vers le lac Casterau, sous le pic du même nom, quelques marmottes peu farouches nous ont considéré, de loin, avec curiosité.

On a poursuivi avec le soleil levant, plein Est, pour arriver en fin de descente vers la cabanne de Cap de Pount. A peine une pause pour se désaltérer, en mirant la large vallée qui descend jusqu'au lac de Bious Artigues (le tracé original du GR). On a choisi la voie abrupte. Ward veut rejoindre le refuge de Pombie, et couper plein Est vers la Senta espagnole,  J'ai juste envie de faire le tour de l'Ossau, pour avoir une belle étape, avant demain. Me préparer un peu à l'épreuve...


On a donc suivi le tracé de la HRP, plein fer en direction du col de Peyreget. Ward m'a dit être chargé avec 25 kgs, j'en frémis rien que d'y penser. On adopte un rythme diesel, les crampons comme une crémaillère, lente mais régulière. A la cabane de Peyreget, on a mangé 300 m de dénivelé, et le soleil frappe fort. Pas à pas, l'abnégation de Ward m'impressionne. Je lui propose une pause avant le lac de Peyreget, mais il continue sans sourciller. Arrivés au bord du lacquet, on se refait une pause énergétique, le temps est sublime, et retapés par l'encas, on repart.



Au final, après 5 h de marche, depuis le refuge d'Ayous, nous voilà au sommet de la journée, le col de Peyreget, avec en toile de fond Ariel, Balaïtous, Pallas et consorts. On se congratule, comme des gamins, comme si on avait fait le K2 sans oxygène.

Après ça, on a filé en contournant l'Ossau par le Sud, cap sur le refuge de Pombie, que je n'ai jamais connu auparavant que dans la brume. On se fait une pause, boire un coup, et puis le menu a l'air tellement engageant, la patronne du refuge marrante et sympa, avec 3 jeunes aides. Le temps d'engloutir une omelette à la ventrêche (il connaissait pas, le Ward, mais a dévoré son plat sans hésiter). Puis un gâteau maison Orange Cannelle et un café. Rien de tel qu'un refuge en altitude et une montée interminable sous le cagnard pour apprécier cette vraie gastronomie de casse-croute, Mmmmmhhhhmmmm

Et puis, et puis, Ward doit filer vers la cabane du caillou de Socques pour joindre le refuge d'Arrémoulit, je bifurque vers le Nord, pour boucler ce tour de l'Ossau dans la journée. Je vois sa silhouette disparaître en contrebas, ça me fait tout drôle, cette amitié silencieuse et discrète, mais intense à l'intérieur. Je reprends la route, surplombé par "Jean-Pierre", immense rempart granitique au dessus de l'azur, vertige passager en contre plongée. Allez, c'est reparti. Des troupeaux de nuages éclatants indiquent la direction du col de Suzon. Une brève pause pour prendre les batons, et je me farcis une descente à tombeau ouvert...

Je ne sens pas la fatigue, les genous bien calés, je dévale, dopé par cette fabuleuse omelette, j'ai du griller tout le gras de la ventrêche dans la descente furieuse.

A peine une pause à l'orée de la forêt, au col de Magnabaigt, en face du soum d'Aas, et je reprends la descente dans le bois de Bious Artigues. Impatient.


A peine 1 h 45 depuis le refuge de Pombie, j'en reviens pas, d'avoir explosé le temps donné par le guide, pour rejoindre le Lac de Bious Artigues !

Ensuite, je me pête une bonne heure de marche sur la route goudronnée qui mène à Gabas.

Là, je tombe sans peine sur le refuge du CAF. Douche, lessive, repos. Pendant que je sirote un demi pêche, en bouquinant Bruce Chatwin, un gars qui discutait avec la serveuse, Fabrice, me cause de ses voyages : "En Patagonie". Dépaysement garanti.

Plus tard, dans la soirée, repas festif avec des randonneurs niçois et ... croates ! La Méditerrannée s'est donnée rendez vous à Gabas.
Au coucher, dans le dortoir, je trouve pas le sommeil. Douleur dans les yeux, je sors mon duvet et je me cale un petit bivouac improvisé outdoor, sous la nuée étoilée. Demain est un autre jour.




Découvrez Seal!



PS : le 20 décembre, Place Camille Jullian, en attendant d'aller au ciné, je mange un sandwitch à la devanture du magasin de sport Patagonia. Sur la porte, une annonce d'un guide de montagne qui propose des circuits en Patagonie. Fabrice, avec un numéro de tél en "05 59". Je suis sûr que c'est le gars du refuge de Gabas. C'est dingue, je n'arrête pas de trouver des connexions partout où je passe. Ma théorie des ondes vibratoires invisibles qui relient l'univers alentours et ailleurs se vérifie tous les jours un peu plus. Je finirai dingo... au dessus d'un nid de coucou.
Par Fremen - Publié dans : Randonnée
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Mercredi 17 décembre 2008


Leçon repassage chemise 15déc08

Je dois avouer que le visionnage est éreintant, il y a des longeurs, l'éclairage est mauvais et je chante comme un pied. Mais, bon, j'ai tenu ma promesse de faire une vidéo pour attester mes capacités de repassage, qui fondent, au final, la capacité d'un être humain à être autonome et à s'adapter à toute situation, quelque soit le milieu, le contexte et l'hostilité du climat.


On ne dira jamais assez la vertu du repassage comme facteur d'affirmation identitaire, à la même manière que le brossage de dent matinal, devant le miroir sans teint de la salle de bain. Une confrontation brutale et sans fard avec les moindres de nos démons existentiels. Le repassage comme média d'une hypothétique insertion dans la vie sociale (pas de plis ni de froissements, voyez comme je suis bien habillé, inscrit dans la norme).




Découvrez Steppenwolf!


Par Fremen - Publié dans : Coups de tonnerre
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Lundi 15 décembre 2008

Un paradigme(*) est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie (matrice disciplinaire, modèle théorique ou courant de pensée). C'est en quelque sorte un rail de la pensée dont les lois ne doivent pas être confondues avec un autre paradigme.

Le mot paradigme s'emploie fréquemment dans le sens de Weltanschauung (perception du monde). Par exemple, dans les sciences sociales, le terme est employé pour décrire l'ensemble d'expériences, de croyances et de valeurs qui influencent la façon dont un individu perçoit la réalité et réagit à cette perception. Ce système de représentation lui permet de définir l'environnement, de communiquer à propos de cet environnement, voire d'essayer de le comprendre ou de le prévoir.


L'autre fonction du paradigme, est utile pour un observateur tiers (qui observe celui qui utilise ce paradigme). Cet observateur pourra faire des remarques et se faire une opinion sur la façon dont l'observé est venu à utiliser ce paradigme : nous définissons ce qui va vite ou lentement par rapport à notre propre vitesse de déplacement, l'homme qui a vécu dans la nature peut définir les objets modernes comme inutiles ou maléfiques…


Le mot a été utilisé de façon surabondante de la fin des années 1980 à la fin des années 1990 pour motiver les salariés des entreprises à accepter d'importants changements pas toujours en leur faveur. Pour cette raison, on le retrouve souvent dans les pastiches de discours managériaux.

* : extrait sur Wikipédia [Cet article est incomplet dans son développement ou dans l’expression des concepts et des idées. Son contenu est donc à considérer avec précaution.]

J'aime bien la sonorité du mot. Paradigme, j'aime bien l'entendre, me le réciter mentalement, même s'il connote "management" et moderne. Branché et cultivé.

C'est comme "parangon", un autre son qui me botte. Celui là, je l'ai entendu pour la première fois dans une explication de texte d'un lecteur d'anglais/américain qui venait de Calgary, quand j'étais étudiant à Dijon. Un vers de Shakespeare, que je trouvais vraiment classieux :

"The quintescence of dust,
The parangon of animals"

Ca me suffit pour trouver le sieur anglais sublime. Mais ne me demandez pas ce que ça décrit. Juste le plaisir du son dans les tympans !
Il doit y avoir une vibration secrète qui ravit mes neurones... C'est la combinaison avec "Quintescence", prononcé à l'anglaise, je crois.

Croââ croââ croââ



Découvrez Vanden Plas!



Et puis la reprise de Point of Known Return par les Vanden Plas a quelque chose de symphonique et saturé qui sied bien à mon humeur vespérale...


Par Fremen - Publié dans : Coeur de tonnerre
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