Mercredi 14 janvier 2009

Fabuleux débat sur une chaine de TV publique, ce soir (ou jamais), pris à l'arrache, par surprise. Comprendre le monde dans lequel je vis. Mais bon sang, c'est tellement éclairant, limpide, empreint de clairvoyance et d'intelligence collective. L'analyse d'un monde contemporain, avec Pierre ROSANVALLON, Michel ONFRAY, Bernard STIEGLER, Chantal DELSOL et ... en Bonus Extra Ball "Same player shoots again"... Paul AUSTER. Rien que ça.

Un enchainement de discussions en cascades qui se renvoient en effet miroir, toutes les facettes d'un univers en mutation, l'analyse lucide, précise et contrastée des espoirs et des difficultés qui se dessinent avec l'arrivée d'OBAMA. Une mutation profonde et sismique, dont on a peine à mesurer l'impact. Une vision décortiquée de "la crise", remise en perspective historique, depuis le début du XXème siècle.

Ce soir, en suivant le débat, des pensées ont traversé l'atmosphère alentours, des visages m'ont zébré les neurones, dans un voyage immobile. Etrange de faire se cotoyer dans un même élan instantané, la grande histoire en marche de part et d'autre de l'Atlantique, avec l'anecdotique et émotive actualité de la famille, des proches, de visages qui comptent, qui me font frémir  de crainte, d'inquiétude, d'affection...

Ce soir, j'ai dans le corps et les tripes un magma incandescent, un océan d'émotions contradictoires et échevelées.

Ce soir, je me sens vivre à travers d'autres.

J'aime à me souvenir de ces forts mots de Blaise : Je suis l'Autre, trop sensible.

Et en même temps, me réjouir de ce bouillonnant sentiment de
vie


Découvrez Hans Zimmer!



Par Fremen - Publié dans : Coups de tonnerre
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Dimanche 11 janvier 2009

"Vous avez jusqu'au  janvier pour arrêter d'envoyer vos filles à l'école. Si vous passez outre à cet avertissement, nous tuerons ces filles. Nous avertissons également les écoles qu'elles doivent accueillir aucune fille, sinon nous ferons exploser leurs batiments."

Lu dans le Canard enchainé du 31 décembre dernier. Déclaration d'un chef de rebelles talibans pakistanais.

 

La semaine précédente, débat d'experts à la TV, expliquant qu' on avait tendance à un peu trop diaboliser les talibans et qu'ils étaient tout de même plus respectables que les chefs de guerre afghans qui les combattaient (notamment Massoud...). Ce qui explique le chaos actuel...

Ah bon ? Vivement le retour au pouvoir des talibans, alors !  Et que les femmes retournent à leurs fourneaux, leurs landaux et leurs tricots  ! ? !

Sacrés experts...

Par Fremen - Publié dans : Coups de tonnerre
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Jeudi 8 janvier 2009


A la sollicitation complice et attentionnée de Mère Castor, une première contribution au jeu du tag "Inculture" - section Musique et Cuivres.

Avant cet instant,  je ne savais pas...

Je ne savais pas que c'est la chanson des BEATLES  "
Lucy In the Sky" qui avait inspiré à Yves COPPENS et ses collègues le prénom de leur découverte paléoanthropologique, en 1974, en Ethiopie.

Je ne savais pas que le chanteur sétois, Le Georges, avait reçu le prix Vincent Scotto décerné par la SACEM pour la chanson "Trompettes de la Renommée" élue meilleure chanson de l'année 1963 (et c'est une année fondatrice à mes yeux, n'est ce pas,
Mam... ?)

Je ne savais pas que Lou REED a intitulé sa chanson culte "Walk on the Wild Side" en référence à un bouquin de Nelson ALGREN (n'est ce pas,
Constance ?)

 

C'est vous dire l'état de mon inculture musicale, et je ne vous parlerai pas de mon absence de pratique solfégique  : le week end dernier, ma grande soeur  a vainement tenté de m'expliquer les nuances dans la composition de Bach et de Vivaldi, une histoire de doubles croches et de syncopes... (une histoire à vous donner le tournis, n'est ce pas, Sabine ?)

Et merci qui ?
Merci, le subtil dérangement gastrique qui m'a causé cette belle insomnie matutinale.
Merci, mon fidèle et vieux radio réveil, calé depuis 3 décennies sur France Inter, allumé à 4 h du mat'
Merci, l'émission géniale et par trop confidentielle de
Laurent LAVIGE  "Sur la Route"....

Avant cela, j'étais inculte, vraiment. Et puis là, d'un seul coup, les gargouillis dans mon ventrou semblent apaisés, comme l'enfant dans les bras de sa mère, par cet afflux soudain de culture musicale...

Ainsi, à pas comptés, sans hâte ni impatience, mon inculture se dissout dans des instants innatendus, des imprévus impromptus. Je l'aime bien, mon inculture, elle me rend curieux, captivé, et rarement déçu.



Découvrez The Police!




Par Fremen - Publié dans : Coups de tonnerre
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Mercredi 7 janvier 2009


Vous voulez savoir pourquoi j'ai choisi Kashmir pour donner une ambiance sonore à mon post d'hier, sur la rando du tronçon Gabas - Gourette de cet été ?

Je vous laisse les clés de cette énigmatique référence musicale, ci-après. Je n'ai pas coutume d'"expliciter" mes sources d'inspiration, je préfère causer, à demi mot, insérer des clins d'oeil allusifs, établir des connexions intérieures, dans une écriture automatique, vaguement teintée de surréalisme. Alors, Bonne chance...

Oh, let the sun beat down upon my face, stars to fill my dream.
I am a traveler of both time and space, to be where I have been.
To sit with Elders of the gentle race, this world has seldom seen.
They talk of days for which they sit and wait, and all will be revealed...

Talk and song from tongues of lilting grace, whose sounds caress my ear.
But not a word I heard could I relate, the story was quite clear.

Oh, I've been flying... mama, there ain't no denyin'...
I've been flying, ain't no denyin', no denyin'...

All I see turns to brown, as the sun burns the ground.
And my eyes fill with sand, as I scan this wasted land,
Trying to find, trying to find where I've been...

Oh, Pilot of the storm who leaves no trace, like thoughts inside a dream,
Heed the path that led me to that place, yellow desert stream.
My Shangri-La beneath the summer moon, I will return again,
Sure as the dust that floats high in June, when movin' through Kashmir...

Oh, Father of the Four Winds, fill my sails, across the Sea of years,
With no provision but an open face, along the Straits of fear.

When I'm on, when I'm on my way...
When I see, when I see the way, you stay.

Ooh, yeah-yeah, ooh, yeah-yeah, when I'm down...
Ooh, my baby, oooh, my baby, let me take you there
!
Let me take you there !

"Le texte parle du long chemin qui mène de Goulimine à Tantan, dans le sud marocain, dans le Sahara espagnol. Cette route est sans fin, extrèmement sinueuse et très dangereuse."

"J'étais sur une piste cahotique et il n'y avait personne à des kilomètres à la ronde, juste un gars sur un chameau. Toute l'inspiration pour cette chanson m'est venue du fait que la route était interminable, interminable. C'était une route à une seule voie qui coupait proprement à travers le désert... c'était comme traverser un détroit." - Robert Plant

Plant visita le sud marocain en août 73, il en sortit ce magnifique texte. Une précision : le Kashmir (Cachemire en français) ne situe bien évidemment pas au Sahara mais entre l'Inde et le Pakistan et il n'y a aucun désert dans cette région riche et fertile... Sans doute le mot sonnait-il bien à l'oreille de Percy.

Certains y voient quelques allusions au "Seigneur des Anneaux" de J.R.R. Tolkien, "the gentle race" étant les Elfes, dont les chants sont superbes ("whose sounds caress my ear") mais incompréhensibles ("but not a word I heard could I relate") par Frodon, le héros. Pour ma part je ne pense pas, il ne faut pas systématiquement comparer les textes de Plant à la trilogie de Tolkien... Je crois que la "noble race" dont il parle ici fait plutôt allusion aux peuplades du désert, touaregs et autres nomades, plus en rapport d'ailleurs avec le thème général. C'est même certain...

A propos du premier vers ("let the sun beat down upon my face, stars to fill my dream"), il y a contraste entre le jour et la nuit dans le désert...

"Heed the path..." est à traduire comme "Fais attention au chemin" mais dans le sens "N'efface pas,

préserve le chemin".


Merci par avance à PY, un jeune et inspiré fan de Led Zeppelin, sur le site duquel j'ai copié, in extenso, un extrait de son site remarquable et fort documenté, sur ce groupe, contributeur essentiel du hard rock, émergeant dans les années 70. Envie d'en savoir plus ? Allez lui rendre
visite




Découvrez Sting!


Par Fremen - Publié dans : Coups de tonnerre
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Mardi 6 janvier 2009
Par Fremen - Publié dans : Randonnée
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