Vous voulez savoir pourquoi j'ai choisi Kashmir pour donner une ambiance sonore à mon post d'hier, sur la rando du tronçon
Gabas - Gourette de cet été ?
Je vous laisse les clés de cette énigmatique référence musicale, ci-après. Je n'ai pas coutume d'"expliciter" mes sources d'inspiration, je préfère causer, à demi mot, insérer des clins d'oeil
allusifs, établir des connexions intérieures, dans une écriture automatique, vaguement teintée de surréalisme. Alors, Bonne chance...
Oh, let the sun beat down upon my face, stars to fill my dream.
I am a traveler of both time and space, to be where I have been.
To sit with Elders of the gentle race, this world has seldom seen.
They talk of days for which they sit and wait, and all will be revealed...
Talk and song from tongues of lilting grace, whose sounds caress my ear.
But not a word I heard could I relate, the story was quite clear.
Oh, I've been flying... mama, there ain't no denyin'...
I've been flying, ain't no denyin', no denyin'...
All I see turns to brown, as the sun burns the ground.
And my eyes fill with sand, as I scan this wasted land,
Trying to find, trying to find where I've been...
Oh, Pilot of the storm who leaves no trace, like thoughts inside a dream,
Heed the path that led me to that place, yellow desert stream.
My Shangri-La beneath the summer moon, I will return again,
Sure as the dust that floats high in June, when movin' through Kashmir...
Oh, Father of the Four Winds, fill my sails, across the Sea of years,
With no provision but an open face, along the Straits of fear.
When I'm on, when I'm on my way...
When I see, when I see the way, you stay.
Ooh, yeah-yeah, ooh, yeah-yeah, when I'm down...
Ooh, my baby, oooh, my baby, let me take you there !
Let me take you there !
"Le texte parle du long chemin qui mène de Goulimine à Tantan, dans le sud marocain, dans le Sahara espagnol. Cette route est sans fin, extrèmement sinueuse et très
dangereuse."
"J'étais sur une piste cahotique et il n'y avait personne à des kilomètres à la ronde, juste un gars sur un chameau. Toute l'inspiration pour cette chanson m'est
venue du fait que la route était interminable, interminable. C'était une route à une seule voie qui coupait proprement à travers le désert... c'était comme traverser un détroit." - Robert
Plant
Plant visita le sud marocain en août 73, il en sortit ce magnifique texte. Une précision : le Kashmir (Cachemire en français) ne situe bien évidemment pas au Sahara
mais entre l'Inde et le Pakistan et il n'y a aucun désert dans cette région riche et fertile... Sans doute le mot sonnait-il bien à l'oreille de Percy.
Certains y voient quelques allusions au "Seigneur des Anneaux" de J.R.R. Tolkien, "the gentle race" étant les Elfes, dont les chants sont superbes ("whose sounds
caress my ear") mais incompréhensibles ("but not a word I heard could I relate") par Frodon, le héros. Pour ma part je ne pense pas, il ne faut pas systématiquement comparer les textes de Plant à
la trilogie de Tolkien... Je crois que la "noble race" dont il parle ici fait plutôt allusion aux peuplades du désert, touaregs et autres nomades, plus en rapport d'ailleurs avec le thème
général. C'est même certain...
A propos du premier vers ("let the sun beat down upon my face, stars to fill my dream"), il y a contraste entre le jour et la nuit dans le désert...
"Heed the path..." est à traduire comme "Fais attention au chemin" mais dans le sens "N'efface pas,
préserve le chemin".
Merci par avance à PY, un jeune et inspiré fan de Led Zeppelin, sur le site duquel j'ai copié, in extenso, un extrait de son site remarquable et fort documenté,
sur ce groupe, contributeur essentiel du hard rock, émergeant dans les années 70. Envie d'en savoir plus ? Allez lui rendre visite
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