Vendredi 2 octobre 2009

Mettre en cause l'innovation financière n'est pas une position aisée à tenir - "l'innovation" : mot sacré qui a partie liée avec le "progrès"... On peine pourtant à trouver des vertus génériques et incontestables à l'innovation financière, tant elle s'est montrée toxique dans la crise présente. La complexité des produits perd jusqu'aux opérateurs eux-mêmes et brouille les évaluations du risque. Il est temps de procéder à une désescalade en matière de complexification financière. Il faut ramener les banques à des choses rudimentaires - des produits d'épargne simples, sur livret par exemple - et peu rémunératrices. L'attrait du glamour de la sophistication financière n'est pas pour rien dans la dérive qui a mené à la catastrophe. Le métier de la banque doit redevenir terne et ennuyeux. C'est le seul moyen de le rendre à nouveau stable. Or cette stabilité est impérative car les banques sont dépositaires d'un bien public vital, à savoir la sureté des dépôts des particuliers. C'est une responsabilité immense qui devrait justifier de sévères contreparties, et notamment celle de ne pas avoir la licence de faire n'importe quoi.

Frédéric LORDON - Entretien avec Olivier MILOT (extrait) - Télérama N° 3115 - 23 septembre 2009


Parfois, ça me fait tellement de bien de me poser un peu. De prendre le temps de réfléchir, de m'oxygéner les pensées, avec des idées bien aiguisées. En même temps, ça me donne faim. Alors, je cuisine. Je fais des tartes. Par exemple, une tarte aux grosses prunes jaunes, z'appellent ça Golden au rayon fruits. Je maitrise de mieux en mieux la cuisson pour caraméliser légèrement le dessus, en conservant le croustillant. C'est "mon produit d'épargne simple" à moi.


Et puis cette lecture là m'a réconcilié avec l'univers bancaire, je veux dire, avec le directeur de mon agence en Auvergne, que j'ai parfois au téléphone et  qui gère seulement mon compte courant et mon prêt pour l'appart. Pas vraiment un requin de "l'innovation financière", ouf !



Par Fremen - Publié dans : Coeur de tonnerre
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Mercredi 26 août 2009
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Par Fremen - Publié dans : Cuisine & casse-croûte
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Mardi 11 août 2009
Quand ça ne va pas fort, je pense à Nietzsche et à ... Zarathoustra. Un bouquin que j'ai parcouru en été 84, je crois, dans le train qui mène d'Irun à Rabat.

"Et une fois je voulus danser comme jamais encore n'avais danser; au dessus et au delà de tous les cieux voulus danser. Lors vous avez circonvenu le plus aimé de mes chanteurs.
Et désormais il entonna une sourde et lugubre mélodie; hélas ! comme une trompe funèbre elle sonnait à mes oreilles !
O meutrier chanteur, instrument de malice, ô toi le plus innoncent ! Déjà j'étais debout pour la meilleure danse : lors par tes sons tu fis mourir mon ravissement.
C'est dans la danse seulement que des plus hautes choses je sais dire l'image - et désormais non-dite est dans mes membres demeurée mon image la plus haute !"

Le Chant des tombes - Ainsi parlait Zarathoustra



Alors tout à l'heure, en passant la serpillière (oui, ça arrive aux meilleurs d'entre nous, hein ? ! ?), j'écoutais l'album Get ready de New Order, et je me suis mis à sautiller, puis à virevolter, et enfin à sauter dans tous les sens, et c'était une vraie danse de shaman, au point où je ne savais pas bien où j'étais vraiment.

...

...

...


Aujourd'hui, c'est la fête des Claire. Bonne fête Maman, et Bonne fête, soeurette !
(Hier j'ai oublié Laurent... merdRe).




Par Fremen - Publié dans : Coups de tonnerre
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Lundi 10 août 2009



Nous sommes ici
Et je m'en réjouis
Et sûrement ton père aussi
Comme on est bien
Comment vole ton foulard blanc

Quatre toits au dessus
La lune au milieu et toi
Regardant vers le haut
Ta cigarette à la main
Soufflant la fumée... ffff !
Elle viendra vers moi
Et nous serons à nouveau
Heureux
Dans toutes les fêtes de villages.

Tout doucement
Chante moi
" Maria Solt " de Benito
Ne pleure pas,
Tu es blanche et les larmes
Effacent tes couleurs.

Quatre toits au dessus
La lune au milieu et toi
Regardant vers le haut
Ta cigarette à la main
Soufflant la fumée... ffff !
Elle viendra vers moi
Et nous serons à nouveau
Heureux
Dans toutes les fêtes de villages.

Demain, nous serons à nouveau
Heureux
Avec un peu de champagne
Sans argent mais
Les étoiles sont avec nous
Au son du piano.

Quatre toits au dessus
La lune au milieu et toi
Regardant vers le haut
Ta cigarette à la main
Soufflant la fumée... ffff !
Elle viendra vers moi
Et nous serons à nouveau
Heureux
Dans toutes les fêtes de villages.

Quatre toits au dessus

La lune au milieu et toi
Regardant vers le haut
Ta cigarette à la main
Soufflant la fumée... ffff !
Elle viendra vers moi
Et nous serons à nouveau
Heureux
Dans toutes les fêtes de villages



Ce texte, c'est la traduction des paroles de Lau Teilatu. Je n'ai guère d'affection débordante pour le Pays Basque et ses habitants. Certainement parcequ'ils m'énervent, comme les Corses ou les Bretons, ou les Catalans, à parler deux langues et à te regarder d'un air narquois en discutant entre eux. Eh ouais, j'suis carrément jaloux. Mais au Pays Basque, il y a aussi "ITOIZ", et ce titre phare qui me laisse pantois. Alors, j'ai cherché la traduction pour comprendre si l'émotion qui me secoue à chaque fois vient de la mélodie ou du sens caché des mots...

Et voilà, c'est assez concordant. Je ne me lasse pas de ce sentiment plein et complet. Plus je l'entends, plus ça me fait penser à une aut' toune québécoise. Des Cowboys fringuants. Un extrait ci-dessous, en live.

Mais il faut patienter pendant une intro géante de 3 minutes...




Par Fremen - Publié dans : Coeur de tonnerre
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Samedi 25 juillet 2009


Quel est le véritable esprit de l'Europe, selon vous ?
L'esprit faustien. L'Europe des temps modernes se fonde sur deux grands mythes, qu'elle a forgé en dehors de l'héritage des Grecs : le mythe de Faust et celui de Don Juan. Deux Mythes qui appartiennent à la fois au patrimoine du théatre et à celui de l'opéra. L'esprit faustien, c'et la volonté de tout connaitre et, par Méphisto, de tout remettre en question. S'opposer pour aller de l'avant. Si l'homme a marché sur la Lune, c'est grâce à Faust. Don Juan, lui, incarne la licence sexuelle, le combat pour délier la sexualité du pêché originel, la délivrer de l'interdit, de la culpabilité que la culture judéo-chrétienne fait peser sur la chair. Ce n'est pas un hasard si le premier dramaturge à écrire une pièce sur Don Juan était un jésuite espagnol, Tirso de Molina. Enfin, l'esprit de l'Europe c'est la laïcité, l'esprit de tolérance dans la société civile, tel que l'Espagne l'a connu jusqu'à la fin du XVème siècle, quand juifs, musulmans ert catholiques coexistaient en parfaite harmonie. Les grandes religions qui nous ont dominés sont toutes venues du Moyen-Orient, pas d'ici.
Pourquoi, selon vous, cet esprit s'essoufle t-il ?
Parceque l'Europe néglige d'enseigner sa culture et de la promouvoir. Si on salue en Verdi le symbole de l'unité italienne, on oublie que ses livrets d'opéra puisent davantage dans la littérature européenne (Shakespeare, Victor Hugo, Schiller, les auteurs espagnols contemporains) que dans celle de son pays. De même, Richard Wagner s'est autant inspiré de la mythologie celte, des légendes d'Irlande ou de Bretagne, que du fonds germanique. Ce n'est pas avec des capitaux qu'on développera l'esprit européen, mais avec des livres d'histoire artistique - histoire de la musique, de la peinture, de la littérature, et en le faisant à l'échelle des mouvements européens et non plus par école nationale.

Gérard MORTIER, ex directeur de l'Opéra de Paris, interviewé par Gilles Macassar et Fabienne Pascaud - Télérama 3105 du 15 juillet 2009.



Par Fremen - Publié dans : Coeur de tonnerre
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