Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 01:12

Les Souffleurs n'appartiennent pas à l'univers du texte, ni tout à fait à celui du théâtre de rue auquel on les associe volontiers. Ni compagnie ni collectif, ils disent être un commando d'intervention poétique. A l'origine, une utopie pratique, davantage qu'un concept, imaginée par le comédien Olivier Comte, auteur en janvier 2001 d'un "Manifeste du chuchotement" et cheville ouvrière depuis mars de la même année de ce rassemblement d'individus oeuvrant au "ralentissement du monde avec les seusl outils de la poésie. Rien de moins.

 

 

 

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Les gens se tiennent debout grâce à la puissance des mots. La poésie est l'autobiographie de l'espèce humaine.

 

 

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Un travail de lecture aride, patient, humble sous le regard d'une poésie à l'inquiétante compacité. Interpréter n'est pas le but. Il s'agit de tout autre chose. D'une sorte de déconstruction ou de réduction de la langue d'un poète à son état primitif. A ce dont elle faite, peut être même à son insu.Expérience d'un balbutiement. On devine qu'il y a du vertige à s'approcher aussi près d'une langue.

 

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Télérama - extraits de lecture à la rencontre "des Souffleurs de Vers" -  18 mai 2011

 

 

Plus le temps passe, plus les jours défilent,

Avec le sentiment croissant de l'importance de la parole

 

Et avec, le constat de cette difficulté à s'y raccrocher,

Pour parler, au fond, du fond...

Pour laisser dériver les pensées dans une volupté orale

 

Accouchement des plus difficiles

Peut-être suffit il de souffler, un peu plus,

Un peu mieux, à voix haute

 

Le verbe ouvert comme une gueule de grizzly béante

 

 

 

 

 

Par Fremen - Publié dans : Coeur de tonnerre
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Dimanche 15 mai 2011 7 15 /05 /Mai /2011 19:28

"Le scénario que j'ai reçu était éblouissant. C'était un texte d'une grande qualité littéraire, mais qui n'avait pas grand chose à voir avec un scénario. Il tenait plus du poème. Je ne savais pas à quoi m'attendre quand j'en ai entamé la lecture, mais j'ai été bouleversé par la manière dont le récit mélait une vision épique à l'intimité d'une saga familiale."

Bill POHLAD, Superviseur de la mise en scène.

 

"Nous avons abattu une somme de travail colossale. Terrence MALLICK écrivait des pages et des pages de poésie. Sans dialogues. Des descriptions magnifiques. Il voulait réaliser quelque chose de différent. Obtenir des images comme on en a jamais vu.

Richard TAYLOR, Spécialiste des effets spéciaux. Au sujet du premier projet, dans les années 70.

 

MALLICK voit dans le cinéma une aventure extrême et une épopée mythique. Il traque l'état de grâce. Le légendaire chef opérateur Nestor ALMENDROS, qui remporta un oscar pour les images des Moissons du ciel, racontait avec quelle obstination le cinéaste lui demandait de filmer entre chien et loup, "à l'heure magique", ces minutes furtives qui suivent immédiatemment le coucher du soleil : "Parce que la lumière y est vraiment surnaturelle, notait ALMENDROS, qui fut aussi l'oeil d'Eric ROHMER et de François TRUFFAUT. Personne ne pourrait dire d'où elle vient. Le soleil est invisible, mais le ciel peut être éclatant. Et le bleu de l'azur subit d'étranges transformations."

 

"Il serait difficile pour moi de réaliser un film sur l'Amérique aujourd'hui. Nous vivons des moments sombres et nous perdons, peu à peu, nos grands espaces. Dans la région où j'ai été elevé, chacun ressentait cette perte de manière intense. Mais le sentiment de cet espace, on peut le trouver dans le cinéma : les films peuvent provoquer d'infimes changements dans nos coeurs, des variations qui visent toutes à vivre mieux, à aimer plus."

Terrence MALLICK

 

 

Une grande hâte de découvrir, enfin, cette oeuvre tant attendue à Cannes, cette année...

 

 

 

Par Fremen - Publié dans : Au coeur du monde
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Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 18:27

Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances.
Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet,
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet ;
Je ne sortirais pas avec, par négligence,
Un affront pas très bien lavé, la conscience
Jaune encore de sommeil dans le coin de son œil,
Un honneur chiffonné, des scrupules en deuil.
Mais je marche sans rien sur moi qui ne reluise,
Empanaché d’indépendance et de franchise ;
Ce n’est pas une taille avantageuse, c’est
Mon âme que je cambre ainsi qu’en un corset,
Et tout couvert d’exploits qu’en rubans je m’attache,
Retroussant mon esprit ainsi qu’une moustache,
Je fais, en traversant les groupes et les ronds,
Sonner les vérités comme des éperons.

 

Cyrano... d'Edmond Rostand

 

 


Par Fremen - Publié dans : Au coeur du monde
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 18:44

Set me free why don't cha babe (why don't you baby)
Get out of my life why don't cha babe
'cause you don't really love me
You just keep me hanging on

Set me free why don't cha babe
Get out of my life why don't cha babe
You don't really need me
But you keep me hanging on

Why do you keep a coming around
Playing with my heart
Why don't cha get out of my life
And let me make a brand new start
Let me get over you
The way you've gotten over me yeah

You say although we broke up
You still just want to be friends
But how can we still be friends
When seeing you only breaks my heart again

Get out, get out of my life
And let me sleep at night
Because you don't really love me
You just keep me hanging on

You say you still care for me
But your heart and soul needs to be free
And now that you've got your freedom
You want to still hold on to me
You don't want me for yourself
So let me find somebody else

Why don't cha be a man about it and set me free
Now you don't care a thing about me
You're just using me - Hey, abusing me
Get out, get out of my life
And let me sleep at night
Because you don't really love me
You just keep me hanging on
You don't really need me
You just keep me - hanging on

 

 

 

 


Par Fremen - Publié dans : Coups de tonnerre
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /Jan /2010 23:02

 

 


Ce soir, je regarde le film sur Arte. Et en entendant la voix si caractéristique de l'acteur, Peter Lorre, l'évidence m'a sauté aux neurones. La voix, éfféminée, sirupeuse... (il faudrait que trouve l'épithète précis de cette sensation auditive).

Cette voix qui figure en off dans le morceau de Jon and Vangelis dans l'album "The friends of Mister Cairo", cette voix qui s'inscruste, en surimpression sur la mélodie. Et voilà !
Il m'aura fallu un quart de siècle (oups, le début de l'éternité) pour connecter. Faire le lien entre Le prototype du film noir, le Faucon Maltais, et ce morceau que j'écoutais en pleine nuit, un soir de septembre 1984 (clin d'oeil orwellien ?), sur une route du Morvan, pour rentrer sur Dijon. Avec la sensation inquiétante que le vaisseau allait prendre son envol. Billy roulait plein phares, la berline précisément centrée dans l'axe de la ligne jaune, comme au beau milieu d'une piste d'envol. C'était terriblement grisant, à cause de cet air étrange, les faisceaux des phares trouant l'obscurité, et les réminiscences alcooliques logées au fond du cerveau...

Dommage, le morceau a disparu depuis un an du serveur musical. Il faudra que je demande à Bibman s'il ne l'a pas conservé dans sa bibliothèque.
Par Fremen - Publié dans : Coeur de tonnerre
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